Compte-rendu rédigé par l'élève Loan Belly

Durant cette séance, chaque groupe d'élève a observé une ou une plusieurs images provenant d'une des trois grottes citées ci-dessous.

Grotte de Cosquer

On observe des animaux simples avec peu de détails, par exemple, le cerf est reconnaissable uniquement par ses bois – couleurs marron/noir pour les contours.

  • Qui a réalisé ces peintures ?
  • Hypothèse : des chasseurs

Grotte de Chauvet

On observe d’autres animaux : chevaux, rhinocéros… qui se succèdent à la manière d’une frise. On observe également des couleurs chaudes : rouge, orange, marron…

 

Grotte de Lascau

Cette grotte est la plus riche parmi les précédentes : animaux beaucoup plus détaillés et variés : vache, chèvre, chevaux… ainsi que des couleurs très variées comme le noir, le rouge, le marron ou encore l’orange. Un élément intéressant nous pousse à réflexion : contrairement aux détails accordés aux animaux, un homme est représenté de manière très schématique en train de tomber. En effet, seuls son contour, noir, est apparaît.

  • Que représentent les signes ? la scène en général ?
  • Hypothèse : flèches, bison
  • Pourquoi l’homme est schématisé ? les animaux détaillés ?
  • Qu’ont utilisé les hommes préhistoriques pour appliquer la peinture ?
  • D’où proviennent les couleurs ?
  • Pourquoi peignaient-ils ?
  • De quelle époque datent ces peintures ?

A la fin de cette séance, les élèves se sont partagés le travail par groupe de 3 à 4 afin de répondre à la plupart des questions listées.

Compte-rendu de la conférence du 3 février sur l’Art Pariétal

Intervention de Jean Combier

 

Prise de notes : Berthelon Ghislain, Rossi Salomé

 

Présentation des intervenants

Jean Combier, préhistorien, directeur de recherche au CNRS.

Jean Pelletier Thibert, Académie des Sciences de Mâcon, coordonne la célébration du 150ème anniversaire des découvertes faites au niveau de la Roche de Solutré.

 

Introduction

 

Il s’agit ici de donner un panorama de l’art pariétal à travers le temps en se basant sur l’étude de 3 grottes représentant 3 moments de l’art pariétal : Altamira en Espagne, Lascaux et Chauvet en France. En effet, ces grottes nous renseigne sur le mental des hommes préhistoriques.

 

Grotte d’Altamira

 

On y voit des bisons représentés en différentes positions (certains en boules) sur le plafond assez bas de cette grotte. Ils sont représentés par des contours noirs (oxydes de manganèse) et remplis de rouge (ocre, oxydes de fer) avec de nombreux détails. Il s’agit d’un art très évolué, académique. Les biches et les bisons étaient très chassés en Espagne à cette époque. Art de l’époque magdalénienne de 15 000 ans BP (=before present), datation réalisée par le principe du carbone 14 (14C).

Remarque : les grottes sont fragiles, elles doivent être protégées, elles ne doivent pas être trop visitées car les hommes apportent des microbes qui détériorent les peintures.

 

Grotte de Lascaux

 

Dans le Périgord.

Chevaux microcéphales (petite tête) au ventre rebondi., cerfs, taureaux, des gravures et des peintures.

La scène du puits à Lascaux est une scène unique qui représente un fait divers préhistorique : un bison blessé qui perd ses entrailles attaqué par un homme avec une tête d’oiseau, il y a également une sagaie qui transperce le bison et par terre un propulseur (qui sert à lancer la sagaie).

 

Grotte Chauvet

 

En Ardèche.

On y voit des profils d’animaux réalisés avec de l’ocre ou du charbon.

Les animaux représentés sont :

  • des ours des cavernes
  • un rhinocéros bicorne
  • des chevaux, ils on regratté les contours pour qu’ils soient bien nets
  • des lions des cavernes avec deux yeux sur le profil (« à la Picasso »)
  • des empreintes négative de mains réalisées de la façon suivante (d’après l’observation de certaines tribus comme les aborigènes en Australie) : on mastique une matière colorante et on recrache sur la main, c’est la méthode du crachis.

Grotte de la Tête de Lion

 

Un Auroch représenté en rouge avec une tête de bouquetin et des points.

On a trouvé du charbon et d’ocres trouvés par les fouilles au niveau du sol montre que c’est le même que celui utilisé pour la réalisation des peintures.